Tout ce que j’ai déjà appris sur l’échec en 1 an !

4 août 2020

Holà les Audacieux,

J’ai appelé mon blog “Soyez Audacieux” en ne sachant pas réellement que l’audace c’était le fait de transformer ses peurs et que l’audace avait une forte résonance avec l’échec. J’étais partie de la citation de Virgile “La fortune sourit aux Audacieux.” Je ne serais vous dire pourquoi. Puis j’ai joué le jeu. Grâce à mon podcast, des livres, des reportages et mon expérience, j’ai pu confronter mes idées et en apprendre plus sur le sujet de l’échec. Aujourd’hui, j’ai envie de vous faire un retour sur ma vision de l’échec.

L’échec cette bête noire.

L’échec nous fera toujours face, c’est comme ça. Normalement, ce n’est pas fatal. Un échec ne résume pas notre vie, cela fait partie de notre vie, de notre histoire et de notre expérience. L’échec n’est pas grave. C’est un peu comme tout, quelle importance donnez-vous à cet événement : un challenge pour grandir ou une tragédie. Votre vie ne dépend que d’une seule chose : quelle histoire vous vous racontez ?

Nous ne sommes pas comme les animaux qui réussissent à marcher dès la naissance. Nous ne bénéficions pas de l’instinct animal. Nous naissons à 9 mois de grossesse ce qui est “tôt” d’après des scientifiques. Oui, ils pensent que le double de gestation serait plus adéquat. Alors, bon courage pour avoir une telle grossesse, de plus, à une époque pas si lointaine, beaucoup de femmes mourraient en couche. Il était préférable que le bébé naisse à 8 mois de grossesse pour augmenter les chances de survie de la mère. Pour le bien et la survie de l’humanité, 9 mois c’est bien assez. Laissons naitre des bébés imparfaits, qui devront apprendre, chuter pour devenir les adultes de demain.

Nous ne sommes pas non plus des machines que l’on programme et qui s’attèlent à la tâche sans discuter. Nous sommes des humains. Nous avons besoin de comprendre pourquoi, de tatillonner et de recommencer de différentes façon.

Tout ce que nous savons, c’est d’expérience. La vie est une expérience.

L’échec à la française.

J’ai grandi, étudié et été éduquée à la française, donc j’ai vite compris que l’échec était un mot honteux. A l’école, on vous sabote, on vous rabaisse si vous n’avez pas de bonnes notes. Comment nous traumatiser de l’échec dans une société qui privilégie l’élitisme ? On débute en nous notant dès le plus jeune âge pour nous classer en plusieurs catégories: t’es bon, t’es pas bon. Tu auras une vie de merde et toi, la réussite. Cela parait être des raccourcis ? Mais ce sont des raccourcis utilisés à outrance  J’ai honnêtement vécue dans la seconde partie de la classe, j’ai été dans la team des étudiants rabaissés, humiliés, pointés du doigt pour ses mauvaises notes, moqués par ses camardes. Finalement, des années après j‘en suis très heureuse car c’est parfait. 

Pas parfait dans le sens où mes notes étaient bonnes, mais elles étaient parfaites et suffisantes pour la personne que j’allais devenir. Si je n’avais pas traversé des échecs qui m’ont touché et profondément blessé, je ne serais pas là aujourd’hui à vous en parler. A la place de pleurer sur mon sort, j’ai décidé de les transformer.

Je n’aimais pas du tout le système scolaire. Comme beaucoup d’entre nous, il ne me correspondait pas. Ce qui est normal étant donné que l’on demande à des individus différents d’adhérer à un système avec une seule version. On ne peut pas avoir notre singularité, notre différence ou notre authenticité. Pendant longtemps, j’ai tenu à cette singularité. Je voulais vivre une vie riche en expériences humaines et ne pas vivre dans la théorie. Je ne l’ai pas eu l’opportunité d’être qui je voulais enfant et adolescence mais j’ai compris qu’à l’âge adulte j’avais le droit de me retrouver. C’est donc très tôt, vers mes 14 ans que j’ai dit avec détermination qu’être salarié n’était pas pour moi car je savais que je ne vivrais pas de choses audacieuses et galvanisantes. Le prix de l’authenticité vaut moins cher dans le monde des adultes que celui qu’enfant, je peux vous l’assurez. Enfant, nous voulons adhérer à des groupes, se conformer, ressembler aux gens que nous fréquentons. Adulte nous pouvons créer notre groupe, choisir de n’en pas en avoir ou en partir. On attire les gens qui résonnent comme nous.

La vie humaine est apprentissage

On doit apprendre, apprendre et encore apprendre pour être bon. On doit s’exercer, appliquer, réajuster, continuer et persévérer. On passe tous par les mêmes stades : novice, débutant, compétent, performant et expert. Combien de temps nous faut-il avant de devenir expert ? Certains disent 10.000 heures, d’autre 50, 500, 1000…  Dans tout les cas, il vous faudra de l’entrainement peu importante le challenge que vous vous donnerez.  Cela ne sera jamais une période de plaisir! On devra recommencer, s’entrainer, tester, se tromper, passer par des moments de perdition et de doute. C’est le jeu de l’apprentissage. Quand on commence quelque chose, on oublie souvent ce process. Beaucoup de personnes ont le fantasme qu’il existe des personnes talentueuses qui se lancent dans un projet et incroyable “ils sont bons directement et ils sont meilleurs que les autres.” J’ai cette croyance que cela n’existe pas. Je pense que certaines personnes croient en leur chance, elles sont si optimistes et déterminées qu’elles attirent les bonnes opportunités. Sauf qu’on occulte les années de travail, d’échecs, de remises en question et de peurs qu’elles ont dû combattre.

Cette personne qui y arrive plus vite que les autres, a dû se créer de nouveaux chemins neuronaux avant d’embrasser cette “réussite facile”. Sachez que la vie c’est comme Instagram, on storytel ce qu’on désire.

ECHEC = APPRENTISSAGE

Avant d’arriver à passer de marche en marche jusqu’à votre premier but, il faut aimer le cheminement. Si vous êtes obnubilés par le palier « Expert », j’ai le regret de vous dire que vous allez vite abandonner. Je vais vous donner un exemple très simple, si vous allez à la musculation juste pour le corps que vous souhaitez tracer, vous allez vite arrêter de soulever la fonte et les squats pour chiller devant Netflix, car les résultats mettront du temps à arriver. Le pire seront les phases à vide où il n’y aura que très peu de résultats.

L’apprentissage est un muscle qu’on doit prendre le temps d’exercer. L’échec est une chose classique, qu’on doit voir comme une porte qui s’ouvre vers d’autres possibilités et occasions de se transformer. L’échec est une porte qui se ferme pour tout ceux qui pensent que c’est une tragédie.

Soyez Audacieux et SURTOUT, aimez l’échec vous le transformerez à votre manière.

 

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3 comments on “Tout ce que j’ai déjà appris sur l’échec en 1 an !

  1. Olivier STEMPERT Août 11, 2020

    Je suis d’accord toi déjà avec le cursus et le parcours scolaire en FRANCE… Déjà, il n’y a pas vraiment la possibilité de pouvoir effectuer un stage professionnalisation dans un lycée général, vu que rien n’y est proposé. Même pour trouver un stage ou un boulot, ce n’est pas évident en fonction des diplômes que l’on a. Mais pareil, au niveau des écoles, les programmes mis à disposition ne nous permettent pas toujours de rentrer dans des domaines qui nous plaisent vraiment.

    Je n’avais pas les meilleurs résultats possibles pendant ma licence et pendant mon année de DUT mais grâce à cela, je peux me satisfaire d’un Métier qui me satisfaisait. Ca se passe bien pour le coup.

    Effectivement, j’ai connu plusieurs fois l’échec, que ça soit dans mon domaine professionnel et dans mes loisirs, je peux ainsi parler d’échec positif car ça m’a permis de construire différemment mes projets et d’avoir une autre opinion sur ce que je faisais 🙂 ça permet d’avoir plus d’opportunités !

    • Priscilla Août 28, 2020

      Malheureusement on ne nous mets pas assez face au monde réel assez tôt, je ne sais pas ce que sera l’école de demain, j’aimerais qu’il soit plus bienveillant, qu’il soit plus tech, dev, informatique et IA car l’air industrielle n’ai plus d’actualité. Le principale c’est de trouver ce que l’on veut dans le monde adulte ! Est-ce que ce n’est pas le plus dur ?

      • Olivier STEMPERT Août 28, 2020

        Oui c’est bien tard qu’on se dit mais merde.. Qu’est-ce que je vais faire de ma vie ? C’est ça, après le chemin se fait naturellement et chacun sa propre route ! Certaines choses doivent changer ! 🙂