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Originalite

Êtes-vous un imposteur ?

9 avril 2019

Êtes-vous un imposteur ?

« Demandez à des personnes aux parcours différents ce qu’elles pensent de vous. Chacune d’elles vous dira une chose qui vous sera bénéfique » Steve Jobs. 

Hey les Audacieux,

Oui, vous avez bien lu. Êtes-vous un imposteur ? Personnellement, je pense que cela m’arrive encore, enfin beaucoup moins… À une époque, je me sentais toujours dans ce rôle. 
Aujourd’hui, je le ressens au début, lorsque je me lance dans une aventure. Puis j’arrive à semer ce syndrome. Il se détache de moi et il me laisse tranquille au fur et à mesure que j’avance. Il ne me hante plus comme il me l’a déjà fait auparavant.

De quoi est-ce que je vous parle ? Je vous parle du syndrome de l’imposteur.

Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ?

C’est un syndrome – et non une maladie – dont 70 % de la population aurait déjà vécu au cours de sa vie. Oui, c’est un large pourcentage ! Lisez bien ce qui va suivre ! Vous pourrez savoir si vous avez déjà vécu le syndrome de l’imposteur.

Vous ne vous êtes jamais senti illégitime de vos succès ou de vos réussites ? Avez-vous pensé que votre réussite était dû à votre chance ou au hasard ?
Alors, one point ! Vous avez déjà eu ce syndrome. Pas de panique, on respire un grand coup.

Pourquoi suis-je un imposteur ?

Le syndrome de l’imposteur n’existe, concrètement, pas. Je veux dire par là, qu’il n’est qu’un manque d’estime de soi. Les personnes possédant ce symptôme, ne se sentent jamais légitimes ou ne croient pas en leurs capacités ! Si c’est le cas pour vous, vous n’avez pas à être dans ce schéma rabaissant. Vous n’êtes qu’en croyance limitante, qui vous limite, limite encore et toujours.

Petites questions :

– Est ce que ça vous rend heureux de vous rabaisser sans cesse ? 
– Pourquoi n’êtes-vous pas content de vos réussites ?
– Vos saboteurs vous martyrisent ?
– Des peurs ? Lesquelles ? De l’échec ? De la réussite ?

Vous avez le droit de vous dire « Je ne peux pas avoir toutes les compétences dans tous les domaines, je ne suis pas un expert » alors vous pouvez utiliser le cerveau collectif et les personnes autour de vous qui ont ce que vous n’avez pas.
Ne vous sentez pas comme un imposteur, au contraire, soyez fières de vous.

Arrêtez de vous tordre le cerveau. Vous n’êtes pas un imposteur, ne vous sentez pas comme un voleur. Personne ne vous criera pas « Menteur !! Je le savais, tu es un IM-POS-TEUR!! ». 
La réussite n’est pas une chance, c’est juste le fruit de la corrélation entre travail et talent. Puis du doux mélange entre vos choix et votre parcours.

Qui est touché par ce syndrome ?

Tout d’abord, je vais vous raconter comment j’ai connu ce syndrome.

J’ai demandé à l’une de mes connaissances d’intervenir sur un de mes projets. C’est une personne avec une grande culture, qui se pose les bonnes questions avec un raisonnement fascinant. 
Il m’a dit « Je ne veux pas que tu me juges ou que tu penses que je suis prétentieux, mais…. j’ai 160 de QI, et je me sens tout le temps en syndrome de l’imposteur. » 
Je suis resté bouche bée… Comment peut-il penser ne pas être légitime ? Il en connaît plus que quatre personnes réunies !
Puis il m’a expliqué et j’ai compris. Oui, même les personnes les plus intelligentes n’ont pas confiance en elles et en leurs extraordinaires capacités. C’est à ce moment-là que je me suis penché sur ce syndrome.

Après mes recherches, j’ai compris qu’il touchait particulièrement les personnes autodidactes et les personnes à fort potentiel. Malheureusement, ce sont souvent des personnes qui doutent en continu. 

Suis-je une imposture ? 

Parlons de mon expérience, ma relation étroite avec ce syndrome. 

  • Certaines personnes me font ressentir ce syndrome.

Je ne vais pas vous mentir, mais y a des questions qui me rendent chèvre : « Tu as fait quoi comme étude ? » Et j’avoue qu’en tant qu’autodidacte ça me fatigue. Je répondrais maintenant par « J’ai deux doctorats. Un dans l’analyse de la connerie humaine et l’autre dans les questions cons. » Est-ce que les études sont forcément synonymes de légitimité ? On ne peut pas s’en foutre ?

Ainsi, avec ce genre de question, je pourrais me sentir comme la pire des impostures, car comme je suis autodidacte, ma légitimité est plus compliquée à avoir, à contrario d’une personne ayant fait un cursus scolaire avec de l’expérience par ci et par là.

  • Mon blog

Vous lisez mon blog que j’ai fait de mes petites mains. J’ai demandé des conseils et j’ai beaucoup cherché par moi-même. C’est ça ma légitimité à moi. Je l’ai fait moi-même, je n’ai pas délégué ce travail. Je voulais l’entreprendre seule. 
Tout d’abord, pour des questions financières et ensuite pour me montrer que « Oui, Priscilla, tu peux le faire ».
Je me suis révélée être une obsédée, acharnée et alcoolique de mon travail. Je fais de nombreuses recherches jusqu’à la page 15 de Google.
Je pourrais ne pas me sentir légitime, car il existe des pros en WordPress, en développement web, en rédaction d’article ou en stratégie social média. Néanmoins, mon envie de créer et de m’épanouir était plus forte que ce syndrome qui me colle aux baskets. 

  • La photographie

Ahhhh mon nouvel amour ! J’en suis tombée amoureuse en septembre 2018. Quand j’ai testé l’appareil photo hybride de ma mère. J’ai tout de suite adoré. Mais en fait, ces premières photos étaient immondes. Elles étaient vraiment et réellement horribles. Je pourrais les vomir. (Je ne les ai plus) 

Je ne comprenais rien aux réglages, mais j’ai quand même fait des photos. Le résultat était si médiocre, mais la passion était là. Heureusement, j’étais quand même lucide. J’avais un piètre talent de photographe, donc j’ai cherché à m’améliorer.
Est-ce que je suis légitime ? Est-ce que j’ai fait des formations dans la photo ? Sincèrement, je m’en tape le coquillage. Car je ne me pose plus la question, certains aimeront me juger, mais aujourd’hui je ne me demande pas si je suis un imposteur. Du moment que j’aime ce que je fais, je le fais.
Ces dix dernières années, je suis passée à côté de beaucoup de choses que je désirais entreprendre, mais mon syndrome me tirait vers le bas. 

Le syndrome de l’imposteur, me tue au quotidien. Que dois-je faire ?

Comme dit, 70 % des personnes ont déjà vécu cette expérience :

« Je suis un imposteur, j’ai peur qu’on le découvre. »

Mais posez-vous la question : ce syndrome me porte-t-il ou me limite-t-il ?

Je vous le donne en mille, le syndrome de l’imposteur limite. Il freine la créativité, les projets ou les carrières. 
Nul doute à dire qu’on ne peut pas avoir 100 % confiance en soi et sur 100 % des plans. Je vous rassure, c’est normal. Le principal, c’est de le savoir, de le comprendre et l’accepter pour aller vers lui et non le fuir. 
Être conscient de ses limites nous permet de les franchir. Nous comprendre, nous permet de nous accepter.
Accepter d’avoir le syndrome de l’imposteur, nous permet de relativiser et de se poser les bonnes questions pour ne plus être limité au quotidien. 

Si à chacun de vos pas, vous êtes dans le syndrome de l’imposteur, je préfère vous conseiller d’aller en parler avec un thérapeute. Il pourra vous donner les clés pour vous construire et vivre votre vie sereinement. Vous pourrez réaliser vos rêves et vos projets. Vous avez le droit d’être fière de vous. 

Soyez Audacieux, vous n’êtes pas un imposteur, vous êtes légitime. 


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4 comments
  1. Un syndrome que j’ai bien connu aussi pendant longtemps (surtout pendant les études et ensuite dans la vie active salariée 😅). Ça peut paraître cliché mais c’est le fait d’assouvir mon désir de devenir indépendant et de partir à l’aventure qui m’a en partie libéré 🤠.

    • Priscilla

      Y a rien de cliché, du moment qu'on trouve le pouvoir de se libérer et de vivre à 100% comme on le souhaite :D

  2. Pharel

    Bravo Priscilla ! Tu progresses à chaque article ! Bravo

    • Priscilla

      Merci Pharel, merci pour ton soutien depuis le début ;)

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